La pensée du jour 0027

juin 27, 2008

« Etant philosophe, j’ai un problème pour chaque solution. »
(Robert Zend)

« S’il n’y a pas de solution c’est qu’il n’y a pas de problème. »
(Jacques Rouxel – Les Shadoks)


Reportage photos Hémodialyse

juin 25, 2008

Pour illustrer et rendre plus vivant mon expérience d’insuffisant rénal décrite dans « Dialyse song », récit d’une séance détaillée d’hémodialyse, j’ai réalisé, avec l’aide de Renée Collard, Cadre Infirmier de mon Centre de dialyse, un reportage photographique reprenant les principales phases de ce qui est mon lot et celui de bien de mes camarades, 3 fois par semaine.
Un bon dessin ou une photo explicite valent souvent mieux qu’un long discours. J’espère que cette tranche de vie illustrée pourra être utile pour l’information de tous et plus particulièrement pour ceux qui devront avoir recours un jour à ce traitement.

Nota : en cliquant sur les photos, vous les verrez en taille normale.

REPORTAGE PHOTOS HEMODIALYSE

Arrivée sur le parking du Centre, pas trop encombré aujourd’hui !

Le Centre d’hémodialyse est rattaché à l’Hôpital privé Jules Vallès d’Athis-Mons dans le 91.

Le hall qui sert de salle d’attente pour les patients de la dialyse.

(Nota 2014 : sur les 8 personnes figurant sur cette photo, 7 sont malheureusement décédées à ce jour ! Ce qui vous donne une idée de la mortalité observée en dialyse !)

La fichue balance qui affiche les résultats de nos « excès » !

L’infirmière du jour (Françoise) qui va s’occuper de moi prépare déjà ma machine. Vue sur mon fauteuil où je passe en gros 13,5 heures chaque semaine !

La machine avec son circuit et son rein prête à fonctionner. Françoise rentre les paramètres tels que la durée de la séance et le poids à perdre.

Je suis allongé : voilà quel va être mon champ de vision droit devant pendant l’après midi !

A ma droite, je vous présente Eliane, ma voisine et amie (30 ans de dialyse au compteur !)

A gauche, les infirmières et le médecin s’activent pour les branchements.

D’autres patients dans une salle annexe.

Première opération : la prise de tension. Elle sera reprise après le branchement et toutes les heures jusqu’à la fin.

Ma fistule ! Vous allez la voir sur toutes les coutures par la suite !

Stérilisation à la Bétadine du bras.

Les aiguilles sont disposées sur le champ. Protégées par un embout en plastique, elles sont prolongées par un tuyau fermé par un capuchon. On clampe la tubulure avec un clamp (au milieu) ; le modèle le plus fréquent est une roulette qui écrase la tubulure.

Gros plan sur l’aiguille (en biseau) les ailettes et le début de la tubulure.

Détail du clamp. Il suffit de le serrer pour le coincer et bloquer le contenu de la tubulure.

Autre « engin de torture » : détail d’une aiguille Clampcath. L’aiguille en métal est entourée par un cathéter souple. Après piquage l’aiguille est retirée et le cathéter reste en place dans la veine.

Les rubans adhésifs contenus dans le set de branchement sont préparés pour la fixation des aiguilles.

Et c’est parti pour la première piqûre au niveau inférieur du bras côté « artère ».Les ailettes sont utiles pour la bonne prise en main de l’aiguille.

L’aiguille est rentrée. Les ailettes sont relâchées.

Le capuchon est légèrement dévissé pour laisser le sang remplir la tubulure qui est ensuite clampée.

Après avoir fixé la première aiguille avec les adhésifs, deuxième piqûre côté « veine » pour le retour.

Un petit coup de main à l’infirmière pour la fixation des sparadraps.

Raccordement de la ligne côté « artère », déclampage. Le sang commence à remplir le circuit.

Raccordement de la ligne retour côté « veine ». Le circuit est encore rempli de la solution incolore.

Détail de la fixation d’une aiguille. Les sparadraps tiennent sur les ailettes.

Le circuit est désormais rempli de mon sang. Dernière fixation des lignes dans la main.

Le sang circule dans le circuit, entraîné par la pompe.

Vue sur le cadran électronique qui permet de piloter la machine.

Le rein : le sang arrive en haut (rouge), passe dans les fines tubulures (membranes) et ressort en bas (bleu). A gauche, en haut et en bas, arrivée et sortie du dialysat qui passe dans le rein, à l’extérieur des membranes.

La pompe. En tournant, elle compresse le tuyau et fait ainsi circuler le sang.

A gauche, le piège à bulles d’air. A droite, une pompe d’injection d’héparine.

Branchement terminé !

En avant pour 4 heures… sans compter le débranchement et la compression des points de ponction !

Mon cahier, tableau de bord de la séance et des instructions au long cours.

Un aperçu des premiers relevés : c’est moi qui annote le cahier !

Voici venu le temps des plateaux repas ! C’est Pascaline qui joue les serveuses du jour.

Je ne l’ai pas fait exprès ! Aujourd’hui, comme par hasard… « boulettes » ! Eliane est ravie !

Chacun est servi… enfin ceux qui mangent, car certains ne le supportent pas !

Pas évident de manger dans un lit ! Vive le fauteuil !

Notre médecin participe aussi aux branchements ! Cela soulage d’autant nos infirmières.

Et puis il a aussi des choses à faire dans son bureau ! Il passera voir chaque patient au cours de la séance pour le commentaire des résultats d’analyse, prescrire les médicaments et résoudre tous les problèmes !

Les heures s’égrènent… Il arrive un moment où la tension chute ! Le recours : position allongée et jambes en l’air !

Les 4 heures sont passées ! Françoise relève les paramètres : poids perdu, le kt/v… avant de débrancher.

Chacun revêt sa « tenue »… pour moi, juste un gant !

Le doping du dialysé : la fameuse « EPO » !

La « prise » qui permet les diverses injections dans le circuit (héparine, EPO…)

Démonstration !

Restitution du sang contenu dans le circuit. Le tuyau (côté « veine ») et le rein « blanchissent ».

Le rein est presque « propre ».

Au tour de la partie du circuit « artère ».

Ce n’est plus du « rouge » mais du « rosé » !

Une dernière pression sur la poche pour rincer définitivement le circuit.

Après clampage, retrait de la ligne côté « veine ».

Même chose côté « artère ».

Retrait des adhésifs côté « veine ».

L’aiguille est dégagée.

Les pansements Coalgan sont de sortie !

Je maintiens le pansement et la compresse tandis que l’infirmière retire l’aiguille.

L’aiguille (avec sa tubulure) est aussitôt jetée dans le réceptacle destiné à l’incinération.

Je comprime coté « veine » avec le pouce.

Meilleure vue sur le retrait de l’aiguille côté « artère ».

Compression côté « artère » avec le majeur. Je vais rester dans cette position durant 15 minutes !

Démontage du circuit qui est jeté dans une poubelle destinée à recueillir tout ce qui a été en contact avec le sang.

Ces déchets seront incinérés.

C’est fini ! J’ai droit à une belle bande qui maintient les compresses car ma peau fragile ne supporte pas les pansements adhésifs !

Après l’ultime pesée, je retrouve la liberté et mon « chauffeur personnel » !

Merci à Renée Collard pour sa participation à ce reportage !

FIN

Whaou ! ! Ca fout les boules un truc pareil ! !


La pensée du jour 0026

juin 25, 2008

« Un raseur est un homme qui parle sans arrêt de lui quand j’ai envie sans arrêt de parler de moi. »
(Sacha Guitry)

« Le café est un breuvage qui fait dormir quand on n’en prend pas. »
(Alphonse Allais)


Dessin : Voeux de santé

juin 24, 2008


La pensée du jour 0025

juin 23, 2008

« Qui ne pète ni ne rote est voué à l’explosion. »
(Lao-tseu)

« Quand il lut quelque part que fumer pouvait provoquer le cancer, il arrêta de lire. »
(A. Kirwan)


Au jour le jour : Danse à Dourdan

juin 22, 2008

Emma en vedette à la fête de son Club de danse, à Dourdan !

Sous le regard intéressé de la petite soeur Louane !


Au jour le jour : Journée Don

juin 22, 2008

8ème journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe.
Dans le cadre de sa mission d’information sur le don d’organes, l’Agence de la biomédecine met régulièrement en oeuvre des campagnes de sensibilisation. Le temps fort de cette action est la Journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe qui a lieu chaque 22 juin.
Cette Journée a pour principal objectif d’inciter chaque Français à prendre une décision sur le don de ses organes et à partager son choix avec ses proches.