Dialyse song – Chapitre 11 : Régime… hémodialyse… temps de séance…

juin 1, 2008

Côté régime, donc… on ne va pas faire compliqué… faites la liste de tout ce que vous aimiez le mieux avant… à coup sûr, c’est tout ce qui vous est interdit aujourd’hui ! Vous voyez, on ne peut pas faire plus simple !

En fait, je n’exagère qu’à peine… on aurait plus vite fait de recenser seulement les aliments autorisés

Je ne vais pas m’amuser à vous détailler tous ces interdits : ils sont suffisamment connus ou, sinon, facilement accessibles sur la plupart des sites Internet traitant de l’insuffisance rénale.

En résumé, comme je l’ai déjà abordé, la boisson, le potassium, le phosphore…

Maintenant, je tiens à apporter un bémol aux puristes diététiciens et autres gourous de la nourriture : chaque patient arrive à connaître ses limites et les effets de ces substances « prohibées » sont différents selon les individus. Les témoignages sont nombreux pour illustrer cette observation.

Le meilleur conseil, en l’occurrence, c’est d’user sans abuser !

Je reviens maintenant sur une petite rectification de vocabulaire, avant que certains ne me fustigent d’anathèmes véhéments ! J’utilise, depuis le début de mon récit, le terme inapproprié et générique de « dialyse ». J’aurais dû, dans le cas de ma propre expérience, employer celui « d’hémodialyse » : hémo, tiré du grec haima, haimatos, « sang ».

Il existe, en effet une autre forme de dialyse : la dialyse péritonéale, qui consiste à injecter le dialysat dans l’abdomen, le péritoine jouant alors le rôle de la membrane d’un dialyseur. Là aussi, pour les détails, se reporter à la documentation appropriée.

Personnellement, je n’ai jamais souhaité expérimenter cette technique ; non pas que je sois contre intrinsèquement, non, juste une affaire de goût personnel ! Je ne me voyais pas avec le ventre constamment ballonné à longueur de journée ou de nuit. Et puis, les contraintes de précautions d’hygiène sont assez rudes ainsi que les risques d’infections.

Mais bon, certains s’en accommodent fort bien et ne jurent que par cette méthode. Elle est bien recommandée pour les jeunes en attente de greffe et les personnes âgées dont le système vasculaire ne se prête pas à l’hémodialyse.

CQFD, au niveau de la sémantique.

Revenons à notre salle où la séance arrive à sa fin pour les premiers : ceux qui ne font que trois heures. Eh oui, c’est la dialyse à la carte : trois, trois et demie et quatre heures, selon les individus. Le plus petit gabarit est une petite dame qui fait à peine ses quarante kilos toute habillée… trois heures suffisent donc pour l’épurer !

Pour ma part, je pense que mes quatre heures sont un minimum ! Je ne suis pas de ceux qui trouvent que c’est bien trop long et qui se plaignent à longueur de séance qu’ils en ont marre, qu’ils voudraient que cela soit fini !

Le dicton : « Plus c’est long, plus c’est bon ! » s’applique en plein à la durée de la dialyse.

Cela s’explique aisément : plus le sang passera dans le dialyseur et plus on se débarrassera de toutes les « saloperies » qui le polluent ! Et puis, les kilos à perdre sont mieux étalés sur quatre heures que sur trois… le cœur en souffre moins.

La dialyse est donc, dans ce cas, une école de patience… à partir du moment où les séances se déroulent normalement, sans malaise particulier, il n’y a pas de raison d’être trop pressé. Et puis, ces jours là, à vrai dire, on n’a pas grand-chose d’autre à faire.

Les infirmières dévolues à ces premiers débranchements, s’activent… le calme relatif de notre petite communauté est définitivement rompu, jusqu’à la fin…

Publicités