Dialyse song – Chapitre 13 : Des mesures d’hygiène…

juin 1, 2008

Sans doute est-il temps de vous dire deux mots des précautions prises pour l’hygiène, vitales lors des séances de dialyse.

Dans mon centre, je dois dire que nous sommes particulièrement gâtés, à ce niveau. Cela est indubitablement dû à l’extrême rigueur de notre surveillante générale, gardienne de la loi en la matière, qui a su mettre en place des règles strictes de pratique. Gare à celui ou celle qui se trouve pris en faute par une omission de l’application des gestes à observer !

Les services d’hémodialyse sont soumis à des impératifs de qualité et de sécurité, tant pour les installations que pour les soins, avec un cahier des charges détaillé et rigoureux.

Tout est réglementé : le nombre de postes, leur implantation dans les locaux, la disposition de ces locaux, leur équipement, le personnel affecté aux malades, la présence d’un médecin si le centre le justifie, la méthodologie des opérations à effectuer et les règles à appliquer lors des différentes phases d’une séance.

Je pense qu’au niveau de la séparation entre chaque patient/machine nous devons être dans les normes, juste pour rentabiliser tout de même l’occupation des locaux.

Des sacs poubelles fixés sur des châssis roulants sont différenciés selon leur contenu : jaune pour tous les déchets ayant été en contact avec du sang (lignes, rein, compresses), et noirs pour les déchets classiques (casaques, gants, draps, cartouches de bicar…) Des réceptacles en plastique reçoivent les seringues et aiguilles : ceux-ci, ainsi que les poubelles jaunes sont destinés à être incinérés.

Au moment des branchements et débranchements, les soignants revêtent une casaque en papier (surtout pour se protéger en cas de projections sanguines), un masque, parfois une toque pour cacher les cheveux (surtout pour les manipulations des branchements sur cathéter), et obligatoirement, des gants (il ne faut pas être allergique au latex !)

Au niveau des gants, il en est fait une utilisation impressionnante : une paire au branchement, une au débranchement, une après compression des points de ponction pour la pose des pansements, et une systématiquement à chaque intervention sur un patient durant les incidents de séance.

Le passage d’un patient à un autre n’est réalisé qu’après un lavage des mains et un changement de gants : ce rituel totalement automatique est assez impressionnant à observer lors de notre première dialyse. Ces mesures d’hygiène nous rassurent grandement sur les précautions apportées à la non transmission d’affections entre patients, en particulier les hépatites.

Et, bien entendu, après chaque séance, les machines sont stérilisées, rincées, avant le montage des nouvelles lignes pour la séance suivante.

Le circuit d’eau, installé spécifiquement aux besoins de la dialyse, est particulièrement et régulièrement contrôlé.

Le sol, les lits et fauteuils, oreillers, tablettes, machines, sont nettoyés entre chaque séance.

Toutes ces mesures observées dans mon centre correspondent aux normes édictées en la matière ; nous sommes donc assez chanceux car cela n’est peut être pas le cas partout !

C’est à chacun d’être vigilant sur l’application de ces règles et de les exiger, le cas échéant !

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