Transplant blues – Episode 07 : Biopsie ?

juin 1, 2008

Internet n’existait pas encore à cette époque (enfin je n’y avais pas encore accès !), il m’a donc fallu aller chercher des infos dans une librairie spécialisée en ouvrages médicaux pour savoir à quoi m’attendre ! Voilà ce que j’ai trouvé :

« La ponction biopsie rénale, ou PBR, consiste en un prélèvement d’un ou de plusieurs petits fragments de rein (parenchyme rénal). Un seul rein est biopsié car dans les maladies rénales, les lésions touchent les deux reins. Les fragments sont ensuite examinés au microscope. Un certain délai est donc nécessaire pour obtenir le résultat de cet examen.

Le but est de préciser le diagnostic (cause et/ou catégorie de maladie rénale), le pronostic (évolution future et surveillance à prévoir) et/ou le traitement. »

Et, ce qui m’intéressait encore plus :

« La ponction s’effectue sous anesthésie locale. Vous êtes installé à plat ventre sur un plan dur. La ponction est effectuée avec une aiguille à usage unique. Le repérage du rein biopsié s’effectue par échographie ou sur des clichés radiologiques réalisés antérieurement.

Après la ponction, il vous est demandé de rester au lit. Au cours des 12 premières heures, vos urines sont recueillies afin d’en surveiller la coloration. Votre pression artérielle est surveillée. »

Bon, voilà qui me rassurait plutôt… a priori une simple piqûre et non une opération !

Ouaih… mais la réalité dépasse toujours la fiction ! En fait, si cela ne fut pas vraiment douloureux, je me souviens encore aujourd’hui de la sensation bizarre que j’ai ressenti lors de cette fameuse PBR ! Attendez… on y arrive !

Le mardi suivant, je retrouve le bâtiment de la néphro, avec mon sac contenant une tenue de jogging (je ne me voyais pas du tout en pyjama à l’hôpital !), des savates et mon nécessaire de toilette, accessoires bien suffisants pour une nuit et une journée d’hospitalisation. Le moral est léger, je ne suis pas très fiérot… c’est ma première expérience de ce type… elle sera suivie de beaucoup d’autres !

Je me suis retrouvé dans une chambre monumentale, à la dimension du bâtiment, seul (ça c’était plutôt sympa !) Une infirmière est venue me faire une prise de sang pour, me dit-elle, évaluer mon temps de saignement. La prise de tension se révélant, comme de coutume, un peu élevée, j’eu droit à un médicament à laisser fondre sous la langue (Adalate si ma mémoire est bonne) Puis, on m’envoya passer une radio du thorax, recto verso, dans un autre service.

Ce fut tout pour le reste de cet après midi. Plateau repas (sans sel !) vers 18h30 (dur, très dur à cette heure… à 21 heures, je crevais la dalle !), soirée télé et extinction des feux aux alentours de 23 heures.

Quant à dormir, là, ce fut une autre histoire ! La perspective de l’intervention, le calme tout relatif de l’environnement du service la nuit, le passage incessant des infirmières pour contrôler ma tension et me demander si tout allait bien (oui, merci… je venais juste de fermer l’œil !) n’ont pas concouru à rendre mon sommeil des plus profond !

Le lendemain matin, aux aurores, réveil en fanfare par l’entrée tonitruante de la nouvelle équipe de jour… nouveau prélèvement… tension… température… et… en guise de petit déjeuner ; un petit cachet pour me détendre !

Biopsie prévue à 9h30, me dit-on !

Ca se rapproche… je suis dans mes petits souliers !

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