Transplant blues – Episode 18 : Démarchage centres de dialyse

juin 1, 2008

Vendredi 29 décembre 1989, entre Noël et jour de l’An…

J’avais spécialement pris mon RTT, ce jour, ainsi que mon bâton de pèlerin, pour partir à l’aventure et démarcher un centre pouvant m’accueillir en soirée pour ce nouveau traitement au long cours !

Direction l’hôpital d’Evry, premier sur ma liste !

Après avoir tourné un moment dans les dédales de cette ville nouvelle (merci quand même aux panneaux indicateurs signalant cet ensemble hospitalier !), j’ai fini par arriver à bon port.

Le centre de dialyse était situé dans un bâtiment à part. Pénétrant dans le sein du sein, j’aboutis au bureau de la secrétaire du service. Je lui demandais alors s’il m’était possible de rencontrer le médecin responsable, en lui résumant l’objet de ma visite. Celui-ci, n’étant pas en consultation, me reçut dans son cabinet.

Je n’eus pas à m’étendre longuement sur mon parcours… dès que j’abordais mon souhait de pouvoir dialyser en soirée, le néphrologue m’arrêta de suite en me déclarant qu’il n’y avait aucune place de disponible actuellement, et ce quelle que soit l’heure de la séance !

Bonjour la déconvenue ! Cela commençait bien ! J’imaginais alors que mon initiative allait vite se transformer en chemin de croix !

Constatant mon embarras, ce sympathique toubib me conseilla alors d’aller faire un tour à une clinique assez voisine qui disposait d’un centre important et qui serait peut être susceptible de pouvoir plus facilement me prendre en charge.

Aussitôt dit, aussitôt fait… me voilà reparti sur les routes !

Effectivement, ce n’était pas très loin… « Clinique du Mousseau, Centre médico – chirurgical et obstétrical »…

Première approche de ce qui allait devenir mon point de chute régulier, trois jours par semaine, pour les mois à venir !

La première personne que je rencontrais dans le couloir du service de dialyse était justement le néphrologue du centre. Il me fit entrer dans son bureau dès que je lui exposais les raisons de ma visite.

Pour la seconde fois de la journée, je racontais mon parcours en lui proposant mon dossier. J’insistais, évidemment, sur mon désir de pouvoir dialyser en séance du soir, car je voulais continuer mon activité professionnelle à plein temps.

Heureuse surprise ! Mon souhait allait pouvoir se réaliser : une place venait juste de se libérer !

Le médecin me fit comprendre qu’il était temps de commencer le traitement de suppléance, sans attendre que mon état empire. Il rajouta alors : – On va vous laisser passer les fêtes… et vous commencerez le mercredi 3 janvier !

Bonne année et meilleurs vœux !

1990 allait démarrer dans la précipitation, sur les chapeaux de roues ! J’avais effectivement intérêt à fêter particulièrement le nouvel an avant de plonger dans la mer de misères qui allaient désormais être mon lot quotidien !

Cela n’allait pas être facile de me mettre en condition durant les quelques jours de sursis dont je disposais !

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